Saison taurine 2010
Les Arènes San-Juan, haut lieu de la tradition taurine
Situées en périphérie du centre-ville, les arènes
San Juan sont parmi les plus anciennes de la région, leur construction
remonte à 1861. Elles ont, depuis, été modernisées
à plusieurs reprises et offrent, aujourd'hui, une capacité de 2 800 places.
Des générations de cocardiers
Haut lieu de la tradition taurine lunelloise, ces arènes sont le
théâtre de nombreuses courses camarguaises, corridas et autres
divertissements tels que le "toro piscine", pendant les mois d'été.
Depuis des générations, tous les grands cocardiers ont foulé
cette piste de légende, reine de la course libre, réputée
très difficile par les raseteurs.
La fête votive de la Ville, qui se tient pendant dix jours en juillet,
représente un moment fort dans la vie des arènes. Les courses
y sont, alors, quasi quotidiennes et les festivités culminent avec
une corrida.
Les Arènes :
Francis SAN JUAN 3155 places Construction
: 1861 Classement de la piste
: Grande Configuration de
la piste : Ovale Numéro
interne des Arènes : 04 67 87 83 78
Renseignements : 04
67 71 13 27 Organisation
courses : Organisateur privé et Club Taurin Réunis
Dates des festivités :
Semaine entourant le 14 juillet (1 semaine) Dates
corrida : 2ème week-end de la fête locale
en juillet Organisation corrida
: Organisateur privé
Principaux trophées courses camarguaises
:
Trophée "PESCALUNE"
(dernier dimanche d'octobre)
Trophée "ENSUQUE-GALAUD"
Trophée "Roger DAMOUR"
Trophée "MUSCAT
DE LUNEL"
Trophée de "L'AVENIR" (trophée taurin)
en alternace avec les arènes de Chateaurenard et Beaucaire
Principaux trophées corridas
:
Trophée "André REBUFFAT" et souvenir
"Philippe THIERS" |
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| Abrivado |
Conduite des taureaux encadrés par les gardians à cheval, des prés vers les arènes. |
| Aficionado |
Vient du castillan : aficionado signifiant "amateur". Personne qui a le goût, la passion pour quelque chose. En l'occurence ici, pour les taureaux. C'est un amateur de courses camarguaises et de tout ce qui concerne la bouvine. |
| Atrapaïre |
Nom donné aux gens qui tentent d'attraper les tauteaux au cours d'une abrivado, ou d'une bandido, pour les faire échapper. C'était la revanche des gens à pied par rapport aux gens à cheval. |
| Attente au fer |
En piste ou dans le bouvau, attendre sans bouger le taureau avec un fer. Cette action, généralement exécutée par deux gardians, corrige un animal récalcitrant et lui apprend la peur de l'homme ce qui est indispensable pour en faire un bon simbéu. |
| Attributs |
Constitués d'étoffes de laine et de ficelles, ils sont disposés sur la base des cornes et sur le front du taureau. Ils sont primés en surenchères durant les quinze minutes que dure la course pour chaque taureau. |
| Bandido |
Retour des taureaux encadrés par les gardians à cheval, des arènes vers les près. |
| Biou |
C'est un taureau. Le jeune veau d'un an est Anouble. C'est un Doublen à 2 ans, puis un Ternen à 3 ans. |
| Bistournage |
Façon de châtrer les jeunes bious à partir de 3 ans. |
| Bouvine |
Désigne l'ensemble du milieu taurin autour du taureau camargue et l'aire géographique d'extension de son élevage et des jeux qui l'entourent. Tout ce qui se rapporte au monde des Bioù. Le monde de la bouvine désigne ceux qui sont atteints par La Fé de Bioù. |
| Carmen (air de) |
Honore les bonnes prestations d'un cocardier lors de la course. |
| Course camarguaise |
Cette course est très répandue dans la région de LUNEL.
La course à la cocarde est réglementée : après que la sonnerie ait retenti, le taureau sort du toril pour une durée de 15minutes, passé un délai de 1 minutes, les raseteurs munis d'un petit crochet affrontent les taureaux corcardiers afin de cueillir au cours d'un raser les divers attributs. |
| Cocarde |
Attribut situé au milieu des cornes. C'est un petit ruban rouge de 5 à 6 cm retenu par une ficelle placé entre les cornes du taureau, pour les courses. C'est le premier attribut devant être levé. |
| Crochet |
Petit peigne en acier permettant aux raseteurs d'ôter les divers attributs. Il est spécialement conçu afin de ne pas blesser l'animal. |
| Déjeuner au pré |
Le déjeuner au pré est un des moments marquants de toute fête qui se déroule sur une manade, à l'occasion des triages, ferrades, etc... Il comporte régulièrement saucisse grillée et vin de pays. |
| Despedida |
Faire ses adieux. Du castillan despedida : prendre congé. Mot emprunté au vocabulaire tauromachique ibérique. Cérémonie solennelle, au cours de laquelle le torero, ou le raseteur, prend congé de tous les aficionados car il a décidé de ne plus fouler le sable des arènes et de quitter ses activités tauromachiques. |
| Encierro |
Du castillan encerrar : enfermer. Divertissement taurin où des taureaux (ou des vachettes) emboulés sont lâchés dans un périmètre barricadé à travers les rues d'un village ou d'une ville. Généralement, ils ont lieu en soirée pendant les fêtes votives ou en hiver, le dimanche, en attendant le loto du soir, en trompant l'ennui de la morte saison. |
| Fé di Bioù |
La croyance, la foi, la confiance en tout ce qui touche la bouvine. Le goût, l'amour et la passion pour les taureaux de camargue sans oublier les chevaux qui pousse les populations dans les rues des villages pour participer, ou admirer, les jeux taurins. C'est aussi le nom de la revue mensuelle de la Fédération Française de Course Camarguaise. |
| Félibrige |
Ecole littéraire constituée en Provence au milieu du XIXème siècle et active jusque vers 1950, se proposant de restituer au provençal son rang de langue littéraire. La tradition veut que le félibrige ait été fondé le 21 mai 1854 au château de Font-Ségugne, sous le patronage de Sainte Estelle, par sept jeunes poètes provençaux regroupés autour de Frédéric Mistral, tous désireux de tirer leur langue de l'oubli. |
| Ferrade |
Opération qui consiste à appliquer sur la cuisse gauche de l'anouble, la marque (signe de reconnaissance, proche des armoiries) de la manade et à pratiquer l'escoussure. C'est l'occasion d'une grande fête aux prés chez le manadier. Cette nécessité de marquer les bêtes pour les reconnaître, serait à l'origine des jeux taurins. L'opération se décompose en plusieurs temps :
- la présentation des cavaliers et la bienvenue donnée par le manadier aux invités présents,
- la courséjado pour amener l'animal vers les atrapaïres,
- la saisie de l'animal
- le lâcher vers la liberté |
| Gardian |
Gardien des taureaux et des vaches, c'est lui qui soigne et donne à manger aux bêtes. Sur son cheval camarguais il trie, au milieu de la Manade, les taureaux qui composeront la Course dans les arènes. |
| Manade |
C'est un troupeau de taureaux de plus de cinq têtes, ce terme s'étend sur la propriété et les pâturages des bêtes. Le propriétaire d'une Manade est le Manadier. |
| Marque |
Outil en fer servant à marquer à chaud les bovidés. Empreinte laissée par cet outil sur la cuisse ou le flanc de l'animal. Manade dont les bêtes sont marquées par le symbole. Synonyme : Fer. |
| Raset |
Action de passer au plus près devant la tête du taureau, pour ajuster au mieux son coup de crochet. |
| Raseteur |
Toujours en blanc, il doit ôter le maximum d'attributs pour marquer des points. Il en empoche les gains à la fin de chaque course. |
| Roussataïo |
Lâcher de juments et de chevaux dans les rues de la ville. |
| Royale |
Course camarguaise dans laquelle sont présentés six parmi les meilleurs taureaux d'une même manade. La royale porte alors le nom de la manade. Les courses de royales se déroulent en général de mars à mai. A saint Laurent d'Aigouze, est organisé annuellement, le Printemps des Royales. |
| Tambourinaïre |
Le tambourinaire est un "homme orchestre" qui joue en même temps une mélodie sur la petite flûte à trois trous, le galoubet, et l'accompagnement rythmique sur le tambourin. Ces instruments traditionnels de Provence sont aussi des instruments traditionnels de Provence sont aussi des instruments historiques. On en joue régulièrement depuis le Moyen âge, et leur présence dans nos fêtes est attestée depuis le 14ème siècle. Il en existe de différentes tailles (hauteur et diamètre), et en plusieurs bois : olivier, chêne, contre-plaqué... même un en verre ! |
| Temporada |
Du castillan : saison de courses. Commence le premier week end qui suit le congrès de la FFCC et se termine en octobre. |
| Toril |
Lieu des arènes où l'on enferme les taureaux avant la course. Possède une double entrée-sortie : une sur la piste, l'autre sur l'embarcadère. |
| Tri |
Le matin d'une course, d'une ferrade, le manadier et ses gardians acampent la manade. L'enferment dans le clos de tri... Ils vont trier à cheval les taureaux de la course ou les vaches pour l'animation de la ferrade. Le tri se fait en solitaire ou à deux. L'action solitaire est la plus honorifique. Les cavaliers confirmés sont capables de trier au pas, voire séparer la bête de ses congénères facilement. Invariablement, quelle que soit la manade ou l'équipe, le manque de réussite est toujours de la faute de quelqu'un : un amateur novice, un spectateur, un gardianoun... |
Trophée des As |
Récompense attribuée selon les mêmes modalités que dans les autres trophées mais les participants sont ceux classés dans la catégorie 1, par la commission du trophée des As. |
| Trophée de l'avenir |
Ensemble de courses réparties en plusieurs lieux et tout au long de la saison, qui donne lieu à attribution de points dont découle un classement qui couronne le raseteur qui a totalisé le plus de points, dans les courses de cette compétition réservée aux jeunes raseteurs de moins de 24 ans. |
| Trophée Pescalune |
Association qui regroupe tous les clubs taurins à vocation camarguaise de Lunel. C'est aussi une compétition taurine crée en 1984. La finale du trophée pescalune a lieu chaque année en octobre. |