La fête, un événement majeur pour tous les lunellois


Lunel ne serait pas tout à fait la même sans la grande fête qui, chaque année aux alentours du 14 juillet, transforme la ville en un lieu d'activités intenses, de spectacles et de réjouissances.

Hommage d'un peuple au Roi "Taureau"Un trair d'écume... et passent les filles du ventBandido, abrivado et encierro... Toujours autant de succès

Tout un programme
Ici, le taureau est toujours roi et les compétitions taurines les plus diverses sont à l'honneur. A midi, vous pourrez suivre l'Abrivado, un groupe de 4 à 6 taureaux encadré par les chevaux des gardians qui les guident des prés vers les arènes à travers la ville. Le soir, c'est le trajet inverse avec la Bandido, les taureaux retournant des arènes vers leur manade. Vous assisterez aussi à la Roussataïo, bénédiction des chevaux, vous découvrirez le village camarguais et tant d'autres festivités typiques de la région.
Et ce n'est pas tout. Pendant les dix jours et dix nuits que dure la fête, vous allez vivre un véritable débordement d'énergie créatrice et ludique. Une extraordinaire variété de divertissements, de concours sportifs, de manifestations culturelles, de trophées… dans les arènes, bien sûr, mais aussi dans la rue, dans les cafés, partout où cela est possible… et tout cela se déroule dans la bonne humeur, la musique et les tourbillons de la fête.

Course camarguaiseTaureau piscineNovillada juillet 2002


L'âme camarguaise
Au fil du temps la fête de Lunel s’est codifiée, s’organisant autour de rites et de rendez-vous incontournables qui voient déferler dans les rues et toujours autour du taureau, la quasi-totalité de la population lunelloise.
Dix à quinze mille personnes participent aux moments forts de la fête, dans une ambiance qui n’a rien à envier aux grandes férias du sud de la France. Mais on dit bien la « fête » de Lunel et non pas la « féria », ce qui est très symptomatique. Car la fête de Lunel est une fête camarguaise, proche de la tradition, qui a finalement fait peu de concessions au folklore hispanisant de la corrida. Entre Bayonne et Arles, entre Nîmes et Béziers, grandes « plazas » de corrida, Lunel a su garder un ancrage profond dans l’aficion camarguaise, dans le taureau de la course libre. Cette résistance identitaire n’était pas simple, car Lunel accueille aussi de longue date des novilladas ou regeonadas portées par des clubs et des aficionados spécialistes. De Languedoc et de Provence, Lunel est la plus importante des fêtes populaires camarguaises et, depuis peu, entend s’inscrire encore plus fortement dans la défense des traditions et de la bouvine ; les journées à l’ancienne, les roussataïos (lâcher de juments et de poulains), la création d’un grand trophée taurin (le Trophée du Muscat), le village camarguais, vont ostensiblement dans ce sens.
Il faut souligner que l’évolution des mœurs, des lois et des règlements, le poids déculturant des normes européennes, l’inconséquence du tourisme, quelques initiatives malheureuses pourraient menacer la dimension culturelle de la bouvine et l’organisation des manifestations populaires autour du taureau, dans la rue ou dans les arènes. Dans ce contexte, Lunel s’accroche à ses traditions, défend ses manifestations, recherche les compromis légaux, et revendique même une place majeure pour sa fête de juillet, dans la défense des traditions camarguaises. Les abrivados, les bandidos, les encierros rassemblent des milliers de lunellois et d’aficionados régionaux marquant la ferveur d’un peuple pour sa culture.
Sur les allées Baroncelli, à l’ombre des arènes qui résonnent encore des clameurs passionnelles des courses de Vovo, de Sanglier ou de Goya, quand les taureaux arrivent de l’Hournède ou du Mas du Grés sous l’œil de la statue de Pascalet, l’air chaud et lourd de juillet sent le cheval camarguais et la bête noire. La fé di biou rend Lunel frénétique de bonheur.

Le Maire au service de sa population !Bénédiction des blanches écumesLes Arlésiennes

Lunel en fête, dix jours pour vivre intensément des souvenirs inoubliables !

La musique enjouée des penas : indispensables à la fêteUn air de fête !Le cours G. Péri en effervescence