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La fête, un événement majeur pour tous les lunellois
Lunel ne serait pas tout à fait la même
sans la grande fête qui, chaque année aux alentours du 14
juillet, transforme la ville en un lieu d'activités intenses, de
spectacles et de réjouissances.
Tout un programme
Ici, le taureau est toujours roi et les compétitions taurines les
plus diverses sont à l'honneur. A midi, vous pourrez suivre l'Abrivado,
un groupe de 4 à 6 taureaux encadré par les chevaux des gardians
qui les guident des prés vers les arènes à travers
la ville. Le soir, c'est le trajet inverse avec la Bandido, les taureaux
retournant des arènes vers leur manade. Vous assisterez aussi à
la Roussataïo, bénédiction des chevaux, vous découvrirez
le village camarguais et tant d'autres festivités typiques de la
région.
Et ce n'est pas tout. Pendant les dix jours et dix nuits que dure la fête,
vous allez vivre un véritable débordement d'énergie
créatrice et ludique. Une extraordinaire variété de
divertissements, de concours sportifs, de manifestations culturelles, de
trophées… dans les arènes, bien sûr, mais aussi
dans la rue, dans les cafés, partout où cela est possible…
et tout cela se déroule dans la bonne humeur, la musique et les tourbillons
de la fête.
L'âme camarguaise
Au fil du temps la fête de Lunel s’est codifiée,
s’organisant autour de rites et de rendez-vous incontournables
qui voient déferler dans les rues et toujours autour du taureau,
la quasi-totalité de la population lunelloise.
Dix à quinze mille personnes participent aux moments forts
de la fête, dans une ambiance qui n’a rien à envier
aux grandes férias du sud de la France. Mais on dit bien la «
fête » de Lunel et non pas la « féria »,
ce qui est très symptomatique. Car la fête de Lunel est
une fête camarguaise, proche de la tradition, qui a finalement
fait peu de concessions au folklore hispanisant de la corrida. Entre
Bayonne et Arles, entre Nîmes et Béziers, grandes «
plazas » de corrida, Lunel a su garder un ancrage profond dans
l’aficion camarguaise, dans le taureau de la course libre. Cette
résistance identitaire n’était pas simple, car Lunel
accueille aussi de longue date des novilladas ou regeonadas portées
par des clubs et des aficionados spécialistes. De Languedoc et
de Provence, Lunel est la plus importante des fêtes populaires
camarguaises et, depuis peu, entend s’inscrire encore plus fortement
dans la défense des traditions et de la bouvine ; les journées à l’ancienne, les
roussataïos (lâcher de juments et de poulains), la création
d’un grand trophée taurin (le Trophée du Muscat),
le village camarguais, vont ostensiblement dans ce sens.
Il faut souligner que l’évolution des mœurs, des lois
et des règlements, le poids déculturant des normes européennes,
l’inconséquence du tourisme, quelques initiatives malheureuses
pourraient menacer la dimension culturelle de la bouvine et l’organisation
des manifestations populaires autour du taureau, dans la rue ou dans
les arènes. Dans ce contexte, Lunel s’accroche à
ses traditions, défend ses manifestations, recherche les compromis
légaux, et revendique même une place majeure pour sa fête
de juillet, dans la défense des traditions camarguaises. Les
abrivados, les bandidos, les encierros rassemblent des milliers de lunellois
et d’aficionados régionaux marquant la ferveur d’un
peuple pour sa culture.
Sur les allées Baroncelli, à l’ombre des arènes
qui résonnent encore des clameurs passionnelles des courses de
Vovo, de Sanglier ou de Goya, quand les taureaux arrivent de l’Hournède
ou du Mas du Grés sous l’œil de la statue de Pascalet,
l’air chaud et lourd de juillet sent le cheval camarguais et la
bête noire. La fé di biou rend Lunel frénétique
de bonheur.
Lunel en fête, dix jours pour vivre intensément
des souvenirs inoubliables !
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